Thélème est détruite


Sans intérieur ni extérieur.

— Tu crois qu’on peut entrer ?
— Oui, pourquoi pas ?

Même si on ne sait pas très bien ce que ça peut vouloir dire : entrer.
C’est un entrer autrefois. Un entrer dans le passé. En tout cas, maintenant, entrer, sortir, ça ne veut plus dire grand-chose. Et partout il y a ce souffle glacial du vent.

Sauf qu’on ne sait pas toujours dans quel sens aller.
Désorientant, désorienté. On avance, certes, mais ça ne change rien. On traverse. On passe. On pourrait presque le faire sans même s’en apercevoir.

La structure ici ne suffit pas. Elle ne suffit pas à comprendre. C’est donc qu’on n’est pas seulement dans la pensée.
C’est toute la complexité du concret : la structure ne suffit pas. Il faut plus que la structure pour s’y sentir bien.

Elle donne des indications. La structure est là. Mais je n’en sais rien, moi, extérieur/intérieur. De partout, on voit le ciel.
Le ciel et des pans de mur, et des rayons de soleil, qui traversent l’espace.



Isabelle Pariente-Butterlin _ Licence Creative Commons BY-NC-SA
1ère mise en ligne et dernière modification le 4 juin 2012.



2 Messages de forum

vos commentaires et interventions

|Le temps n’existe pas|
4. La ville selon le changement selon le temps
4. La ville à contre-temps
3. Les couleurs des rêves
3. Revenir
3. Ailleurs

mots-clés

Follow IsabelleP_B on Twitter

vos commentaires