Suite hétéroclite (1)


C’était d’abord partir. Partir. Se taire. Avoir les gestes des voyageurs, remplir un sac, plier des affaires, enlever des choses, se reprendre, vérifier qu’on a fermé le gaz, pas l’électricité, c’était d’abord partir, être loin, loin de soi, et dans le silence. D’abord plonger dans le voyage et dans le silence, pour que les phrases ne deviennent pas des habitudes, qu’elles ne se noient pas dans les automatismes.

Une fois le mouvement amorcé, il y a seulement à le laisser se déployer.

Un pas puis l’autre. Les vies sont les mêmes. Cela permet de se rencontrer. Les couleurs changent. Cela permet de voyager. Un pas puis l’autre. Il faut et il suffit que le cœur batte au rythme de la marche, qu’on perd parfois. Qu’on retrouve.

Au fil des jours, au fil du temps. On se laisse aller dans le silence comme sur un courant marin qui déposera ailleurs, à d’autres phrases. Puissent-elles simplement être autres. De la vie comme d’une exploration du langage et du sens. Quoi d’autre ?

Si même la ville le dit … si même les murs le disent.



Isabelle Pariente-Butterlin _ Licence Creative Commons BY-NC-SA
1ère mise en ligne et dernière modification le 21 août 2017.



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