De la tendresse jusqu’au déchirement (22)


Voilà. Ici on est aux bords des mondes, aux bords des rêveries, des pensées, des fractures temporelles et des plongées dans la mémoire, des éclaboussures d’avenir, des rayons impatients de la lumière, il faut arrêter de faire attention, arrêter de se tenir sur ses gardes constamment, la liberté des pas et de la marche et de l’élan n’empêche pas de tomber et l’élan fracturé fait mal et arrache un peu de soi, il faut se tenir en équilibre, s’accrocher aux élans, ne pas se perdre dans une anfractuosité du réel, et le vent emporter nos phrases dans l’espace immense de l’océan. Ici il devient possible de se confondre avec le vent et les embruns, de rejoindre l’espace immense, de se confondre à lui, de développer ses gestes et ses pensées pour embrasser le vent. Ici commence la liberté radicale et exigeante.



Isabelle Pariente-Butterlin _ Licence Creative Commons BY-NC-SA
1ère mise en ligne et dernière modification le 9 avril 2016.



|De la tendresse jusqu’au déchirement|
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