De la tendresse jusqu’au déchirement (21)


Question d’élan. Pure question d’élan. De rythme. Courir vers la mer. Lancer ses chaussures dans le sable, courir, elles empêchaient de, alors on les lance, on les abandonne dans le sable, elles retombent un peu plus loin, on passe pieds nus, en criant, en riant, parfois on tombe, on trébuche, dans les rires, l’écume, l’eau est froide, bien trop froide pour ce qu’on entend faire, tant pis, pas question de reculer, la vie c’est en avançant, seulement en avançant, alors on passe, on éclabousse, on rit, on prend de l’élan, tant pis pour le souffle, on respire dans un éclat de rire. La vie c’est seulement en avançant. On aurait pu s’asseoir dans le sable, poser la tête entre ses mains, ses mains sur les genoux, mais la vie c’est en avançant, question d’élan, alors on court droit vers la mer, droit vers l’écume, droit dans un éclat de rire qui nous éclabousse tous.



Isabelle Pariente-Butterlin _ Licence Creative Commons BY-NC-SA
1ère mise en ligne et dernière modification le 8 avril 2016.



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