De la tendresse jusqu’au déchirement (20)


Tu sais, il y a cette phrase de la sagesse antique, que ni le soleil ni la mort ne se peuvent regarder en face, si tu savais combien de fois j’ai essayé de regarder le soleil en face, juste pour savoir, pour essayer, pour tenter de déjouer leur savoir, pour échapper à la malédiction de la peur, ou simplement par jeu, pour déplacer les limites, pour éprouver la résistance de cette impossibilité, la braver, j’ai essayé. On ne sait jamais. Il aurait pu y avoir une faille dans le raisonnement.

Maintenant l’apaisement de la brûlure du soleil sur ma peau suffit à mes sens. Il convient de fermer les yeux et de laisser le monde faire, et de laisser monter la mer.



Isabelle Pariente-Butterlin _ Licence Creative Commons BY-NC-SA
1ère mise en ligne et dernière modification le 5 avril 2016.



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